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D’amour et de Barback.

Nouvel album sorti le 15 mars.
Live des Ogres à France Inter avec Fred Fromet. A écouter ici.

Les Ogres de Barback fêtent leurs 25 ans et sortent un nouvel album Amours grises & colères rouges,  

1994, Robert Hue remplace Georges Marchais à la tête du PCF, Kurt Cobain se suicide, IAM chante le MIA, les chômeurs marchent dans la rue et les Ogres de Barback se lancent dans la chanson. Alice, Mathilde, Sam et Fred, sont au carrefour de cette nouvelle ère, quand ils débutent leur carrière, le rock alternatif a été absorbé par les multinationales du disques, le rap s’est mis à danser, la chanson est devenue pop et eux, ils « arpègent » : “Les rues de Panam”.

Les Ogres deviennent une tribu, avec les Têtes Raides, Les Hurlements de Léo, Zebda, Tryo, un peu comme dans Astérix, ce petit village d’irréductibles rêveurs, attachés à des valeurs humaines, se trouve un grand Panoramix en la personne de Pierre Perret, et sort, plus de vingt ans après “Les rues de Panam”, l’album collaboratif “La Tribu de Pierre Perret”, une réunion de ce petit monde qui refuse d’être dilué dans les standards de la grande distribution. Des voix qui font du bien.

Alors, la chanson, ce n’est pas simple, c’est une niche, avec des chiens errants, des enragés, des intermittents du spectacle avec de grands yeux qui pleurent, et surtout un public fidèle. la chanson, c’est un sacerdoce de sincérité, un artisanat local très mal subventionné, snobé par les hipsters de la Capitale, un art qui devrait être plus valorisé. Car, elle est utile la chanson, c’est un curseur du cœur, un pas de côté dans le grand flot de paroles qui nous inonde chaque jour.

Amours grises & colères rouges, c’est donc le nouvel album des Ogres, toujours indépendant, toujours collectif, des textes qui partent de l’intime, celui du matin au réveil, avant que l’on se brosse les dents et que l’on déguise pour affronter le monde. Des chansons qui parlent de la difficulté de l’amour, du deuil, des femmes oubliées, des grands élans de l’homme, de sa petitesse aussi, des chansons qui se réveillent après une gueule de bois.

Amours grises & colères rouges, nous rappelle que tout part de nous, de notre volonté de ne pas répondre à la violence par la haine, d’imaginer l’avenir en mieux en plus humain, en plus tendre, et surtout ensemble. Avec les béninois d’Eyo’Nlé  et puis beaucoup de petites mains de l’ombre pour la création de ce disque, on part du plus petit détail pour aller au plus grand chambardement, comme ici, il y a ta bouche, une apparition de Magyd Cherfi de Zebda, et de la dame clown Lior Shoov, pour parler d’amour..

 

One Comment

  1. Je suis très contente que vous parliez des Ogres de Babrback ! J’avais découvert au détour d’un tweet posté par l »innénarable Jeff, l’anar, adepte d’une musique marginale, hors des sentier battus tantôt tendre, tantôt décapante à vous défriser le chignon, que Les Barbaks officiaient toujours et ce depuis 25 ans ! Au milieu des flots haineux et indigents coutumier sur Twitter, cette nouvelle avait réussi surnagé, m’avait grave réjouie et inondé de joie. Je vous en avais même touché deux mots dans un commentaire dans d’un article où cela n’allait pas très fort,parce que vous étiez parfois la cible de jugement hâtif de certains petits malins rancuniers ou s’ennuyant dans l’existence.
    Je suis en tout cas très heureuse de cet article et apprécie (voire kiffe grave) l’éclectisme musical du contenu de ce blog qui est certainement déjà « The blog to be », voué aux gémonies par les débilos haters chers à Pablo à Mira 🙂 ou adulé par le reste du monde dont je fais partie ! Myrtille votre obligée

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