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Le buzz François De Roubaix, ne s’essouffle jamais …

Il a tout inventé, l’électro pour les Inrocks,  le home studio pour Slate, le rap pour Konbini. Depuis 5 ans, François de Roubaix plane sur les productions musicales tel le fantôme du French bon goût…

Les Inrocks 2014

De Roubaix, avec d’autres plus obscurs (Jean-Jacques Perrey), hypermédiatisés (Jean-Michel Jarre) ou gourous d’avant-garde (Pierre Henry), ont formé sans le savoir un socle musical qui n’a trouvé son aboutissement que vingt ou trente ans plus tard. On a appelé ça la “French Touch”. Daft Punk est actuellement le plus évident représentant de ce vague et vaste mouvement electro qui inclut également Justice, Cassius, Mr. Oizo, Air ou Sébastien Tellier.

Dans le documentaire ( ci-dessous de Christophe Conte ), Nicolas Godin (Air) et Sébastien Tellier, plus d’autres musiciens (le compositeur Rob, Emilie Simon, Vincent Delerm), confirme le buzz, De Roubaix serait l’inventeur de toute la musique moderne. 

Slate en 2015, à propos de la compilation : L’essentiel de François de Roubaix. 

La compilation L’essentiel de François de Roubaix, qui vient de paraître, retrace autant qu’elle le peut dix années de musiques de films et de séries signées par ce génial autodidacte. «Nous avons déjà publié quasiment toute sa musique mais, comme nous l’avions fait pour Stéphane Lerouge, architecte du disque explique :

{…} Il cassait les règles, était polyvalent, inventait des trucages et manipulait la vitesse des bandes magnétiques à demi-vitesse. Montrer, avec un look de néo-bab, qu’il n’était pas si difficile d’écrire pour le cinéma, c’était iconoclaste. Il s’est révélé seul à travers les commandes qu’on lui passait.»

La Scoumoune était à la base une démo jouée au synthé pour dessiner une mélodie future. Quand le réalisateur José Giovanni manifesta son souhait de la conserver en l’état, sans réorchestration additionnelle, de Roubaix comprit qu’il pouvait être autonome, tout concevoir et tout produire avec son home studio, construit en 1971 avec trente ans d’avance.

Konbini en 2018 : Les bandes originales de François de Roubaix, mine d’or pour les rappers …

Le classique par excellence

« Dernier domicile connu« , justement, est un thème culte parmi les BO françaises. Son titre tiré du film éponyme sorti en 1970 a donné lieu à l’un des plus gros hits rap de l’année 2000 : « That’s My Name«  du rappeur Lil’ Bow Wow, 13 ans à l’époque.

On trouve du François de Roubaix, partout, Forever Pavot, Chevalrex, David Sztanke et bien sur Fred Pallem, sacré meilleur groupe cette année au Victoires de la musique Jazz avec Le Sacre du Tympan. Fred Pallem qui sortait en 2015, son album hommage au compositeur, avec notamment cette reprise de Chapi Chapo avec Katerine.

 

 

Fils du cinéaste Paul de Roubaix, François de Roubaix plonge dans la musique avec une grande ouverture d’esprit, tout l’intéresse, le jazz, la funk et les nouvelles possibilités qui s’offrent aux compositeurs grâce à l’électronique. En 1975, alors qu’il plonge au large des Canaries, de Roubaix se noie à 36 ​​ans.  Ses compositions deviennent alors des classiques…

 

Et des classiques au Classique, il n’y a que le travail du temps. En janvier dernier, l’Orchestre philharmonique de Radio France joue à la Maison de la Radio, la suite François de Roubaix issue des films « Le Vieux Fusil » et « Dernier Domicile connu », arrangée et dirigée par Bruno Fontaine.

François de Roubaix ne meurt jamais.

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