Et paf ! Gims …

J’aime passionnément mon métier, mais je dois avouer que j’ai passé ma vie en chasse-neige à éviter les grosses têtes d’affiches, à contourner les bosses sur les pentes enneigées du showbizz. Prudente.

Et voilà ! Paf ! Ce qui devait arriver, arriva, après des décennies cachée dans l’underground, je me suis extirpée des « media jeunes » pour m’exposer ( maturité oblige ) sur la première radio de France, avec de nouveaux camarades à France Inter.

Par Jupiter, un bonne bande de joyeux qui n’ont peur de rien, ni de personne.

Par Jupitour

Du jour au lendemain, je me retrouvais face à Enrico Macias, Henri Dès, Zazie, Bertignac, rien ne me fût épargné. Mais qu’est-ce que je fous là ! Une fois le choc du  » en fait, ces gens existent en vrais, en dehors de la télévision » passé, je tentais de trouver ma voix dans ce nouvel écosystème.

Je dois avouer que pour Gims, j’étais embêtée. Une autre planète. J’aurai eu Claude François, ça aurait été pareil. Je me sentais un peu perdue. Mon clavier faisait la toupie. Mais finalement, ce qui m’a guidé, c’est la violence des tweets des auditeurs à propos de sa venue dans notre émission. Pourquoi tant de haine ? Ses amours multiples, sa couleur de peau, sa musique, son fric ? Quoi ? Qu’est-ce qui dérange l’auditeur de France Inter ?

Il y a des gens qui pensent que si on les ignore, certaines voix, se tairont. Je fais ça avec les fachos. Mais ils causent toujours. Pour le rap, et désormais la « variété urbaine » , faire la sourde oreille, c’est mépriser la plus grande majorité de la population. Toute une nouvelle génération. Demander à un media aussi populaire que France Inter de les effacer de la vie culturelle française, c’est une violence inutile voir dangereuse.

Alors, bon. Je n’aime pas plus Gims que Marc Lavoine ou Patrick Bruel, je dois avouer que je m’en fous.

En revanche, je trouverais indécent de ma part de ré-écrire l’histoire de la musique en en effaçant les artistes qui ne m’intéressent pas. Je pense que c’est mon travail d’essayer de les comprendre. J’ai trouvé Gims charmant, malin et surtout honnête. Il bosse. Son truc, c’est la musique de masse, qui suis-je pour imposer ma vision du bon goût à un artiste, hein ?

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